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séjour Relationnel 

exemple de la

maison de retraite de BEAUMONT DE LOMAGNE

Qu’est-ce qu’un séjour relationnel ?

 

          Un séjour relationnel est un espace et un temps donné à des personnes présentant une détérioration mentale ou de graves problèmes d'adaptation et dont l’origine des difficultés pourrait trouver la solution dans une prise en charge individuelle, intimiste et hors de la structure.

Les différents services de la maison de retraite prennent en charge quotidiennement les soins de base et les activités et répondent au plus justes par une attitude adaptée à chaque résident.

Cependant les évaluations peuvent mettre en évidence le facteur aggravant de l'institutionnalisation pour certains sujets qui réclament une écoute et une présence que la vie collective ne peut offrir.

Pour répondre à ces résidents, l’animateur et l'équipe soignante proposent les séjours relationnels.

 

Ces séjours sont un observatoire. Ils permettent à l'équipe accompagnante, d'étudier des solutions adaptées grâce à une prise en charge individualisée dans un milieu protégé.

Le petit nombre de résident (de 6 à 8) pour 4/5 accompagnants permet une grande disponibilité d'écoute, d'autant que l'accompagnement est permanent de jour comme de nuit.

Chaque personnel est formé à l'écoute, la toilette relationnelle et à la gestion des comportements d'agitation pathologique.

L'objectif est de tenter de trouver les meilleures stratégies pour calmer ou prévenir les situations angoissantes et de transmettre ces techniques de diversion à l'équipe soignante pour un projet individualisé.

 

Un autre objectif s'est immiscé dans ce projet: L'évaluation.

La convention tripartite a mis en évidence la notion de projet individuel pour chaque résident. A l'origine de ces projets individuels il est impératif de mettre en place une évaluation globale de la personne pour en connaître les potentiels et les handicaps. Il nous est apparu que les séjours hors de la structure étaient un observatoire privilégié des comportements quotidiens sans l'interférence des impératifs de la collectivité.

Nous avons pour mission lors de ces séjours l’observation et l’évaluation qui permettront de mettre en place des projets individuels dès le retour.

 

 

L'expérience des projets passés nous a permis de dégager des bénéfices annexes.

Les familles des résidents bénéficiant de ces séjours s'avouent agréablement surprises que l'établissement développent des projets spécifiques à leur parent, alors qu'eux même avaient abandonnés tout espoir.

A chaque séjour nous proposons aux familles de venir nous voir sur une journée et de partager le repas. Chaque expérience s'est avérée positive car nous avons pu expliquer et dédramatiser les situations difficiles que peuvent vivre les enfants de personnes démentes et les familles nous ont apporté des éléments d'histoire de vie de leur parent qui nous ont bien aidé à comprendre certaines situations.

 

 

Le lieu

 

 

Le Séjour relationnel a pour cadre un ensemble de quatre gîtes de vacances de MAUVEZIN.

Nous avons opté pour ce site car il répondait a des impératifs de qualité, de sécurité, de confort mais aussi parce que sa situation géographique et  l’organisation de sa structure nous permettaient de mener à bien les objectifs fixés. Nous avons déjà effectué plusieurs séjours de ce type dans ces gîtes. Les obstacles que présente une structure non adaptée aux personnes handicapées, s'avèrent intéressants, dans le sens où ils stimulent l'adaptation et nous permettent d'évaluer les capacités des personnes handicapées dans un milieu naturel. De plus, la structure intime des gîtes (appartement de 2 à 3 personnes) et le petit jardin intérieur qui les relie ajoutent une note conviviale qui facilite la communication.

 

Le choix des résidents

 

1.     Chois des résidents

Le choix des résidents est toujours une étape difficile. Plutôt que de faire un choix à partir de projet individuel de résident qui pose le problème de l’harmonie du groupe et parfois de l’incompatibilité des projets, nous avons opté de faire un choix à partir d’un projet de séjour.

L’expérience montre que les projets individuels pour les séjours ont différents objectifs :

·        Un objectif de stimulation/motivation Physique

·        Un objectif de stimulation/motivation Psychique

·        Un objectif de stimulation/motivation Social

·        Un objectif de gestion de comportement.

 

Tous les séjours ont 2 points communs : l’observation et l’évaluation.

 

Nous avons donc défini trois tendances de séjour :

·        Les séjours d’activation

·        Les séjours relationnels

·        Les séjours de gestion du comportement

 

Le séjour d’activation a pour objectif la stimulation et/ou la motivation « active » des résidents dans leurs actions de la vie quotidienne.

Les accompagnants doivent avoir la capacité à s’impliquer dans le processus de stimulation.

 

Ce séjour s’adresse aux résidents ayant un potentiel physique ou psychique sous employé.

 

Le séjour relationnel a pour objectif la stimulation et/ou la motivation par le lien social.

 

Les accompagnants doivent avoir la capacité d’avoir un rôle de médiateur relationnel.

 

Ce séjour s’adresse à des résidents en processus de renfermement et d’isolement, voir en syndrome de glissement.

 

Le séjour de gestion du comportement a pour objectif de comprendre et rechercher des pistes de solution a des comportements perturbateurs.

Les accompagnants doivent avoir la capacité d’écouter, d’observer et de tester des pistes.

 

Ce séjour s’adresse particulièrement aux personnes souffrant de syndrome cognitivo-mnésique.

 

Cette catégorisation des séjours n’est qu’une tendance, en fonction de la particularité des résidents, des accompagnants, du lieu, etc.  Plusieurs types de projets peuvent éventuellement se côtoyer.

 

C’est donc les accompagnants, avec leurs sensibilités, leurs capacités, qui vont déterminer le type de séjour. L’expérience nous a démontré que ce fonctionnement existait de manière informelle dans la mesure ou ce sont les accompagnants qui choisissaient les résidents en fonction d’un projet individuel qu’ils définissaient eux même en fonction de leurs réceptivités.

         L’erreur serait de ne pas considérer les prédispositions et les compétences

 

 

Pour ce séjour

Les accompagnants se sont plus sentis en accord avec un séjour de type relationnel.

Une première lecture de la liste des résidents de la résidence Dunant a écarté certains résidents pour différentes raisons :

·        L’absence de problèmes correspondant au séjour

·        Un problème de santé qui n’autorise pas à quitter l’établissement

·        Des raisons particulières (trop d’acte de soins infirmiers, problèmes familial, etc.)

 

 

 

Quelque soit le type de séjour il faut prendre en compte

Un groupe homogène. Ce n'est pas un groupe ou chaque individu souffre de la même pathologie, mais un groupe qui respecte une certaine dynamique. Il doit intégrer des personnes ressources qui "tireront" le groupe en avant, soit au niveau physique ( stimulation à la participation des tâches quotidiennes) soit au niveau communication ( stimulation à l'échange social).

Un groupe "gérable" du point de vue accompagnant. Il n'est pas souhaitable que la prise en charge soit trop lourde car les conditions structurelles pour la toilette, le nursing, les repas, les nuits ne sont pas adaptées. Si ces conditions particulières favorisent une bonne évaluation des capacités des résidents, une trop grande charge de travail risque de dégrader la qualité d'écoute et la disponibilité.

L'adaptabilité des résidents. Certaines pathologies provoquent des angoisses telles que le changement de milieu peut s'avérer catastrophique. Le potentiel d'adaptation de chaque participant doit être envisagé.

Mais une fois de plus l'expérience nous a démontré que le fait que l'encadrement soignant soit celui du service d'origine du résident, il n'y avait pas de rupture affective et que le changement de lieu était bien accepté et donc bien vécu. Les repères émotionnel (humain) sont plus important que les repères structurels.

Pour éviter l'angoisse d'un départ, nous avons modifié l'organisation du séjour.

Le départ se fait en douceur: le matin  les accompagnants vont préparer les chambres et le lieu de séjour, installer les affaires des résidents qui n'arriveront qu'après le repas de midi dans un lieu déjà équipé de leurs affaires et avec des accompagnants disponibles.

Idem pour le retour, les résidents se lèvent comme d'habitude et vers 11h nous rentrons à l'établissement pour aller directement à la salle à manger. Les résidents sont ainsi accompagnés en douceur jusqu'au repas.

Les valises, le ménage, le rangement sera fait l'après midi.

Cette organisation permet de minimiser la rupture due au changement de lieu et surtout permet au personnel d'encadrement de rester disponible jusqu'au bout.

Néanmoins l'expérience a encore jouée et nous a fait prendre conscience que pour certains résidents non déments il était préférable de marquer le retour comme le départ pour faciliter l’adaptation et la réadaptation à la vie quotidienne.

 

 

Les séjours relationnels ont donnés naissance à l’idée et au concept  du service d’accueil de jour. Ils améliorent sans cesse notre perception des résidents et la conception de notre travail et mission envers eux.

P.Crone

 

 
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